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| HEY CARLA |
Après
« Sur le Fil » en 1998 sur de compositions de
François Cotinaud, Luis Vina et Manu Codjia,
« Big Ornette » en 1999 sur la musique d'Ornette Coleman et « Trans'Art » autour des musiques électroniques et de Serge Adam, le Collectif Alka renoue avec les projets en grand ensemble en présentant : HEY CARLA Luis Vina saxophones ténor, clarinette et clarinette-basse, arrangements François Cotinaud saxophones ténor et soprano, clarinette Adrien Amey saxophones alto, sopranino et bartyton Yann Martin trompette, bugle Matthias Mahler trombone Nicolas Casanova cor Jérémie Dufort tuba Sylvain Bernard piano, claviers Emmanuel Brunet contrebasse, basse électrique Guillaume Dommartin batterie Dossier de présentation fiche technique backline Extraits musicaux (théâtre de la Madeleine - Troyes - 2006) Drinking Music - The Lone Arranger - Utvikingssang - Walking Batterie Woman - L' univers de Carla Bley, parodique et coloré, drôle et d'une profondeur parfois dramatique, évoque souvent Charles Ives, Kurt Weil, Nino Rota ou Satie avec des accents ellingtoniens, des couleurs proches de fanfares déglinguées ou d'orchestre de bastringue, de groupes de rock ou de musique d'ascenseur. Le collectif ALKA propose une lecture plus ou moins fidèle de la musique de Carla Bley enregistrée sur trois de ses albums entre 1978 et 1984 : « Social Studies », « I Hate to Sing » et « Musique Mécanique ». Carla Bley « Je suis issue d'une culture de bandes dessinées… et je crois que mes compositions ont une allure singulière à cause de ma formation peu orthodoxe : j'ai réussi à préserver mon ignorance. » Compositrice, arrangeuse, chef d'orchestre, pianiste et organiste américaine. Née à Oakland (Californie) en 1938 dans une famille d'origine scandinave, Carla Borg reçoit, dès l'âge de trois ans, ses premières leçons de piano d'un père organiste et maître de chœur à l'église. Elle quitte la Californie à quinze ans pour New York où elle survit tant bien que mal en vendant des partitions. Elle est embauchée comme vendeuse de cigarettes au Birdland, célèbre club de jazz où elle rencontre le pianiste canadien Paul Bley qu'elle épouse en 1957. C'est en Californie que Carla écrit ses premières compositions («Sing Me Softly of the Blues », « Ida Lupino ») qui éveillent la curiosité de son mari et d'autres musiciens, tels que Jimmy Giuffre, George Russell ou Art Farmer. De retour à New York au début des années soixante (après sa séparation avec Paul Bley), elle participe à l'éclosion du free jazz: à partir de 1964, elle joue avec le batteur Charles Moffett et le saxophoniste Pharoah Sanders, devient membre de la Jazz Composers' Guild du trompettiste Bill Dixon avant de devenir, avec son futur mari le trompettiste Michael Mantler, la co-présidente de la Jazz Composers Orchestra Association (JCOA), qui se donne pour mission de venir en aide aux jeunes créateurs. En 1965, elle effectue ses premiers voyages en Europe, où elle participe à des enregistrements et à des concerts pour la radio et la télévision. Il faut attendre la fin des années soixante pour que les talents de compositrice de Carla Bley arrivent à leur pleine maturité, comme en témoigne l'album A Genuine Tong Funeral (1967), suite commandée et enregistrée par le vibraphoniste Gary Burton. Durant l'année 1969, elle arrange et compose certains titres du répertoire du Liberation Music Orchestra de Charlie Haden. L'album Escalator Over The Hill (1972), qui exige d'elle quatre années d'écriture, la révèle aux yeux de la critique. En 1973, Carla Bley et son mari Michael Mantler créent leur propre maison de disques, Watt Record. En 1974, elle signe une œuvre pour Keith Jarrett intitulée 3/4, que le pianiste crée en mars de la même année à l'Alice Tully Hall de New York.. Entre 1974 et 1975, elle s'essaie au rock en tenant les claviers dans le Jack Bruce Band, puis dirige ses propres formations, s'associe en 1985 au Vienna Art Orchestra dont elle augmente les effectifs et change provisoirement le nom en Europamerican Big Band et, au cours des dernières années, joue souvent en duo avec le bassiste Steve Swallow. À l'image de toutes ces pièces, la musique de la compositrice et chef d'orchestre puise aux sources des musiques contemporaines ou folkloriques, européennes ou extra-européennes. Sous sa baguette, rythmes latino-américains, ritournelles de cabaret, blues ou rock se fondent dans un univers ludique et coloré, qui évoque souvent Charles Ives, Kurt Weill, Nino Rota ou encore les musiques « d'ameublement » d'Erik Satie. Parmi ses nombreuses compositions, citons les plus emblématiques: « Floater», « India song », « Wildlife », « The Girl who Cried Champagne », « Reactionnary Tango », « The Lord is Listenin' to you ». Leader reconnue et chef d'orchestre respectée, ses compositions prennent place aux côtés de celles de Gil Evans ou de Duke Ellington. Carla Bley demeure aujourd'hui l'une des rares femmes, avec Mary Lou Williams ou Lil Armstrong, à s'être imposée dans le monde majoritairement masculin du jazz. ![]() En concert : Lundi 26 juin 2006 - Studio de l'Hermitage à Paris Mardi 26 septembre 2006 - Théâtre de la Madeleine à Troyes |
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